Cela faisait quatre jours que je traînais en forêt. Quatre jours que je chassais et que je réfléchissais. J'avais pris ma décision, puisque le destin en avait après moi, j'allais tout faire pour me battre et ne pas décevoir ma famille.
Le premier jour, ne pouvant pas réfléchir, je m'étais défoulé en utilisant une multitude de mes pouvoirs. En effet à moi toute seule j'avais causé beaucoup de dégâts dans la forêt, brûlant, explosant, glaçant, électrifiant tout sur mon passage, décimant quelques hectares de forêt pour assouvir ma rage.
Une fois calmée, j'avais chassé puis m'étais perchée en haut d'une falaise pour réfléchir. Je réfléchissais à ma vie, à la multitude d'épreuves que j'avais déjà traversé dans ma longue existence. Enfin je me mis à penser à lui, pourquoi existait-il, pourquoi m'était-il imperméable, pourquoi son sang était-il si appétissant pour moi, pourquoi lui m'était-il si attirant ?
Pendant deux jours je restais là assis sans bouger ne serait-ce qu'un orteil, ma pauvre Alice devait se faire du souci si elle me voyait ainsi.
Je ne voulais pas quitter ma famille mais d'un autre côté je ne voulais pas redevenir le monstre que j'avais été par le passé. Ma décision était prise, je retournerais à Forks auprès des miens, je serais forte, j'apprendrais à le connaître, à le reconnaître en temps que personne, s'il le fallait je nouerais une sorte d'amitié avec lui pour le reconnaître en tant qu'individu et non de repas. Je me ferais violence, pour ma famille et pour sa vie à lui. Je sais que j'y arriverais si ce n'est pas pour moi.
Je me levais enfin, ma décision prise. Il fallait que je chasse plus que de raison pour espérer tenir face à lui. Je devais assouvir ma soif et me gaver de sang pour apaiser cette brûlure qui refaisait surface rien qu'en repensant à son odeur. L'esprit peut vaincre le corps. Ce n'était un pauvre misérable humain qui allait me dictait ma vie.
Je reniflais autour de moi à l'affût, repérais une odeur et me mis à courir vers mon destin.
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Courant le plus rapidement possible, j'apercevais au loin une lueur blanche, ma maison. Il était 7h45, mes frères et s½urs devaient déjà être parti au lycée. Seule Esmée était à la maison, Carlisle n'étant pas encore rentré de sa garde de nuit. Ca me convenait parfaitement, je n'aurais pas encore à répondre à leurs questions sachant qu'Esmée serait tellement heureuse de ma présence qu'elle ne penserait même pas à savoir où j'étais passée.
Il me restait moins de 15 minutes pour me laver, me doucher et me préparer afin d'arriver à l'heure au départ du bus qui emmènera ma classe en excursion de biologie à la pépinière de Forks.
Je me faufilais au deuxième étage, essayant vainement de ne pas me faire remarquer. Une fois dans la salle de bain, je m'enfermais à double tour ( protection illusoire face à un force vampirique ) je me déshabillais et sautais dans la douche entendant Esmée trépignée derrière la porte.
Si ça avait était une autre personne de ma famille j'aurais craint qu'il ou elle défonce la porte d'impatience. Mais Esmée, d'un naturel doux et calme, n'interfèrerait jamais dans notre intimité, d'où le pied de grue qu'elle faisait silencieusement devant ma porte.
Lavée et séchée, j'enroulais ma serviette autour de mon corps et inspirais à fond, rassemblant tout le courage dont j'avais besoin pour affronter le tsunami d'affection qui allait déferlé sur moi. A peine la porte entrouverte, Esmée me sautait dessus pour m'embrasser sur tout le visage en me serrant fort dans ses bras
« Ma Chérie je me suis fait tellement de soucis, ne me refait jamais une telle frayeur. Dans une famille on se sert les coudes, on ne se sauve pas toute seule sans rien dire à personne, tu as compris Bella ? Me gronda-t-elle entre deux embrassades.
- Oui maman, maintenant il faut que tu me lâche que je puisse arriver à l'heure en cours s'il te plait. »
Elle se recula tout sourire et me montra une pile d'affaires propres posée sur mon lit.
« Alice a préparé ça ce matin pour toi. A ta place je mettrais ce qu'elle t'as choisi sinon tu risquerais de la vexer, elle qui s'est fait tant de soucis pour toi pendant c'est quelques jours. »
Mon visage était partagé entre la grimace et le sourire, d'une part anxieuse de son choix et d'autre part touchée par ce type d'affection. Attrapant le linge sur le lit pour me vêtir, j'entendis ma porte se refermer délicatement. Je laissais alors glisser ma serviette au sol et m'habillais en quatrième vitesse. Le résultat n'était pas trop mal : jeans couleur crème surmonté d'un t-shirt aux manches trois quart kaki, pour une fois qu'elle me choisissait quelque chose de vraiment discret, j'en étais soulagée.
Bon, fini de rêvasser, direction le lieu de torture suprême, alias le lycée.
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Sortie discrètement de la forêt, j'abhorrais calmement le parking du lycée environs une minute avant la sonnerie d'après l'effervescence dur le campus et me dirigeais vers le gros bus jaune scolaire. Tous les élèves de ma classe y étaient déjà regroupés et regardaient attentivement le professeur, attendant ses directives. J'essayais de faire le vide dans ma tête et d'oublier les odeurs qui dansaient déjà autour de moi.
En effet ce petit voyage en bus n'allait pas être de tout repos, car pour un vampire, même végétarien depuis de nombreuse année, être enfermée dans une boîte close avec une vingtaine de repas potentiel au alentour n'était pas une mince affaire.
« Bon les enfants, aujourd'hui on sort en forêt. Le sujet de la sortie d'aujourd'hui sera les champignons et moisissures. »
Une odeur particulière me chatouillait le nez, j'inspirais une grande goulée d'air pour l'identifier. Choc, je me pétrifiais. Qu'est-ce qu'il faisait ici ? Pourquoi le destin me torturait donc ainsi ? J'arrêtais de respirer, soulevant doucement ma poitrine pour donner le change. J'y arriverais, je suis forte, je le dois bien à ma famille.
« Vous serez divisés en groupe de deux, chaque groupe ayant pour but de trouver le spécimen qui lui sera attribué. Je vous préviens tous, JE choisis les groupes, ils ne sont pas modifiables et surtout il n'y aura AUCUNE exception. C'est bien compris ?
- Oui Monsieur, soufflèrent les élèves déjà agacés.
- Bon, je vais vous appeler deux par deux, je vous donnerez votre sujet et vous vous assiirez ensemble dans le car. Laurie Cratz avec Gregory Blore, Mike Newton et Jessica ... ... »
Pitié, pitié, pitié. Pas lui, je vous en supplie. Tout mais pas ça, je veux bien me faire torturer à la place. Pitié, pitié, pitié...
« Isabella Hale et ( pitié... ) Edward Swan ( pourquoi, pourquoi, pourquoi ) »
Perdue dans le groupe d'élève, je vis Edward se positionner à côté du professeur et attendre en scrutant les lieux.
« Isabella Hale ??? ( Le professeur se tourna vers un élève et lui demanda ) Savez-vous si Melle Hale est là ? »
Soudain, comme ligués contre moi, les élèves se retournèrent tous vers moi, leurs esprits se demandant pourquoi je n'avançais par vers le bus ou si j'avais un problème.
Prenant mon courage à deux mains je me dirigeais à allure humaine vers le professeur et l'objet de mon désire.
« Excusez-moi, je suis en retard...
- Bien, voici votre sujet, n'oubliez pas de me rédiger un compte rendu qui sera noté. »
Pourquoi me regardait-il comme ça, si intensément, comment voulez vous que je me concentre sur ce que dit le professeur s'il ne décroche pas son regard de moi. Je me tournais un peu plus vers le professeur, sentant toujours son regard dans mon dos. Pourquoi ?
« Vous pouvez monter dans le bus mais rester par groupe sur les banquettes. »
Voila l'instant de vérité. Il s'écarta des marches pour me laisser le passage, voulait-il se montrer galant ? Ne savait-il pas que je suis un monstre et que tout ce que je désire c'est son sang coulant dans ma gorge, apaisant l'atroce brûlure qui me tiraillait, sentir son corps chaud s'éteindre lentement contre mon corps... Bella, reprends toi ! Il me regardait toujours intensément, attendant que j'esquisse un geste.
Je Gravis les marches et m'assis directement sur la première banquette de gauche pouvant ainsi profiter de la vue sur la route pendant tout le trajet. Une fois installée contre la vitre, je fixais mon regard au loin et essayais de faire abstraction de mes autres sens et du brouhaha de pensées qui encombrait mon esprit, m'empêchant de me concentrer sur mon objectif. Je sentis malgré moi une douce chaleur contre l'extérieur de ma cuisse.
Il était donc assis à côté de moi, si proche que j'entendais encore plus distinctement son corps battre. D'ailleurs il battait rapidement par rapport aux autres humains présents. Serait-il anxieux ?
« Comment veux-tu qu'on s'organise pour la recherche ? »
L'anxiété me prit d'un coup. Ce n'est pas le fait de lui parler qui m'angoissait, j'avais déjà parlé à des humains, c'est surtout que si je lui répondais j'allais utiliser le peu d'air que j'avais gardé dans mes poumons et que si il me demandait autre chose, j'allais devoir inspirer sa magnifique fringance. Mais avais-je le choix, j'étais obligé de lui répondre, nous étions sensés travailler en équipe.
« Chacun de son côté, on couvrira plus de terrain et on sera plus efficace ( et surtout plus loin je serais de toi, plus tu seras en sécurité ). D'accord ? »
Je n'avais plus d'air, il fallait que j'inspire. Il me regardait toujours intensément, comme s'il disséquait chacune de mes paroles et essayais d'en comprendre un sens caché. Ce que j'espérais fortement qu'il découvre.
Il ouvrit la bouche, signe qu'il allait encore parler. Je décidais donc de renflouer mes stocks en oxygène. J'entrouvris mes lèvres, espérant que l'expérience serait moins forte et douloureuse que par le nez et aspirais tout doucement l'air qui me serait nécessaire pour parler.
La souffrance fut atroce, comme si de la lave en fusion qui se déversait dans ma trachée. Je me figeais, transie de douleur, évitant ainsi qu'un gémissement s'échappe de ma bouche. Arriva ensuite la soif, insidieuse, perfide. Je relevais malgré moi mon visage vers lui pour mieux scruter la veine bleu qui pulsait sous sa peau marmoréenne.
C'est alors qu'il du voir mon regard sombre, haineux et torturé, car il se retourna subitement vers la route, la fixant consciencieusement alors que son c½ur accélérait la cadence.
Pendant tout le reste du trajet, nous fixâmes tout deux la route, bien qu'il me jetait régulièrement des regards interrogateurs alors que je me collais le plus possible a la fenêtre pour augmenter la distance entre nous.
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Une fois arrivée sur place, sortie du bus et éloignée de ma classe, j'entrepris de respirer à fond et essayais de détendre tous mes muscles en faisant encore quelques pas alors que le professeur rappelait les troupes à l'ordre.
« Vous devez rester dans un périmètre de un kilomètre autour du bus. Faites très attention aux souches déjà à terre et à tous les arbres bancals fragilisés par la tempête de la semaine dernière, je n'aimerais pas retrouver un de mes élèves sous un arbre. Vous avez trois heures devant vous, restez en binôme pour ne pas vous perdre. Les groupes sont faits en fonction de votre niveau et de vos connaissances, donnant aux plus doués les spécimens les plus compliqués à trouver et inversement. N'oubliez pas que c'est un travail d'équipe donc je ne veux pas en voir se balader en se reposant sur son coéquipier. Bien allez y et surtout pas de bêtises ou de catastrophes... »
Je me retournais et commençais à avancer quand je le sentis s'approcher de moi. Je décidais de prendre les choses en main, me retournais et me plantais devant lui.
« Bon on part chacun de son côté, le premier qui trouve le spécimen rejoins, ok ?
- ok
- Je prends à droite et toi à gauche, dis-je en m'éloignant fière de se que je venais d'accomplir. »
Essayant de rester le plus loin possible de lui et des autres élèves, je faisais semblant de chercher notre moisissure, que j'avais déjà repérée une bonne vingtaine de fois, et profitais du temps que je pouvais ainsi m'octroyer loin de son odeur.
Souvent je sentais son regard planté dans mon dos. De même lorsqu'il se retournait pour chercher je me retournais alors furtivement pour le scruter dans les moindres détails.
Au bout d'une heure et demi, vu qu'il n'avait toujours rien trouver, je récoltais un échantillon du spécimen demandé et, réunissant tout le courage dont je disposais, m'apprêtais à le rejoindre quand je fus submergée par une vision.
Dans mon esprit je vis un arbre dégringoler et tomber sur Edward, le tuant sur le coup. Je n'avais que quelques secondes devant moi pour me décider entre le laisser mourir ou le sauver. Mais avais-je vraiment le choix, si son sang se déverserait au sol, je ne pourrais plus contenir ma soif et alors tout le monde autour de moi se rendrait compte du monstre que je suis, ainsi que toute ma famille. Je ne pouvais pas laisser ça arriver. En fait je me mentais à moi-même, je ne voulais simplement pas qu'il meure, pas lui, n'importe qui mais pas lui.
Alors je m'élançais à vitesse inhumaine vers lui, à cette allure personne ne pouvait me voir bouger. Il voyait l'arbre lui tombait dessus et pourtant il ne bougeait pas comme sous le choc de ce qui allait lui arriver. Je me précipitais vers lui, me cognant contre son corps et le projetant à deux mètres de moi au sol où sa tête heurta un rocher avec un bruit sourd ( par pitié qu'il ne saigne pas ... ). Je lui jetais un regard alors que son regard affolé alternait entre moi et le pin qui allait me tomber dessus. Je me retournais alors pour faire face au conifères d'au moins trente mètres de haut et tendit les bras vers lui pour faire dériver sa chute. Le choc fut rude, faisant tremblés mes bras et raisonnant dans mes genoux mais je tins bon le repoussant dans la direction inverse à Edward.
Pensant le danger écarter, je me retournais et approchais d'Edward pour voir s'il allait bien. J'eus le temps de faire quelques pas vers lui quand il hoqueta de terreur. D'abord je crus que c'était de moi qu'il avait peur, ce qui était tout à fait compréhensible après ce qu'il venait de voir. Alors je vis que ses yeux n'étaient pas fixés sur moi mais sur un point derrière mon dos. Je me tournais rapidement pour voir que le pin revenait à la charge après avoir rebondi sur un rocher.
Mais c'est pas possible ç a ne finira donc jamais ???
Je n'avais plus le choix ni le temps, je me jetais à quatre pattes au dessus de lui, un bras de chaque côté de son torse, mon visage à quelques centimètres du sien. Je retins ma respiration et me figea contractant tous mes muscles le plus fort possible ( forcément quand on va se prendre un arbre sur le dos ) quand l'arbre arriva à notre niveau. Je me crispais sous la douleur mais tenais bon, pour lui, pour sa vie. J'enfonçais mes poings dans le sol quand ce maudit pin après m'avoir déjà percuter une première fois revint à l'assaut et s'arrêta sur mon bras gauche.
La menace était enfin passée. Nous étions tous les deux ensevelis sous les branches et épines du conifère qui reposé toujours sur mon membre endolori. Certes il en fallait beaucoup pour blesser un vampire, mais essayer donc de vous prendre plus tonnes de plein fouet sans pouvoir bouger d'un pouce. Je me ressaisis, essayant de reporter mon attention sur lui au lieu de me fixer sur cette douleur inhabituelle.
Il tremblait de peur, respirait de manière aléatoire alors que son c½ur lui battait à un rythme effréné. Ses yeux grands ouverts ne m'avaient toujours pas quitté. Je ressentis alors la chaleur du contact de son corps avec le mien, une sensation inédite et très agréable, malgré moi je souris.
« Est-ce que tu vas bien ? Lui demandai-je. Il hocha la tête pour toute réponse encore sous le coup. Ne bouge pas, je pense que tu t'es cognée la tête, et bien sur c'est là qu'il grimaça de douleur.
- Comment ....
- Chut, plus tard, le coupai-je. »
Maintenant que je savais qu'il allait bien et je commençais à entendre toute la classe se rapprocher de la souche avec empressement, j'essayai de dégager doucement mon bras gauche grimaçant à mon tour. Il tourna alors la tête vers mon bras et fut surpris de n'y découvrir aucune blessure. Le Professeur demanda alors à tous les élèves de se reculer, il nous appela pour prendre nouvelle de notre état et nous avertit que les secours étaient déjà en route. Bizarrement une fois avoir vaincu ma soif, j'étais bien avec lui tout contre moi.
« Tu étais au moins à cinquante mètres de moi, et ... Et... l'arbre... Toi... Comment est-ce possible ?
- J'étais juste derrière toi, je voulais te montrer le spécimen que j'avais trouver, je t'ai juste poussé et on a eut de la chance voila tout... lui dis-je avec force pour qu'il comprenne qu'il devait s'en tenir à cette version pour lui-même et aussi les autres qui poseraient des questions.
- Ce n'est pas vrai, je t'ai vue...
- Tu t'es cogné la tête...
- Je sais ce que j'ai vu, dit-il convaincu de sa mémoire. J'entendis le camion des pompiers se garait à une centaine de mètre de nous. Je ne pouvais pas lui expliquer mais il fallait que je convainque de ne rien dire.
- S'il te plait, lui demandai-je usant de mon charme surnaturel.
- Pourquoi ?
- Je ne peux pas t'expliquer cela maintenant ...
- Promets moi de le faire plus tard alors ?
- On n'a pas le temps...
- Promets !
- Bien. »
C'est alors que retentit une tronçonneuse signe que nous serions bientôt libérés. J'avais peur de ce que me réservait la suite des évènements. Allait-il tenir parole ? Il fallait qu'une fois arriver à l'hôpital je trouve vite Carlisle pour que se soit lui qui s'occupe de lui.
Pour l'instant je l'observai scruter d'un doux regard mon visage, sa main droite effleurant ma hanche du bout des doigt. Se rendait-il compte qu'il était en train de me rendre folle ? Même si j'appréciais ( j'appréciai ??? ) son contact, je n'en restais pas moins un monstre avec tous les tares qui vont avec. Il fallait qu'il arrête de faire ça, car malgré toute ma volonté à le garder en vie, ma bouche commençait à se rapprocher dangereusement de son coup.
Je détournai alors le regard, je ne voulais pas qu'il voie que mes yeux étaient devenus noirs de soif, et essayai d'éloigner mon corps le plus possible du sien, c'est-à-dire de quelque millimètre vu la place qu'on avait. Mais il du comprendre car sa main se détacha de moi. Ce qui fut étonnant si je puis dire, c'est que je regrettais le contact de sa main. Que m'arrivai-t-il donc ?
Après quelques minutes d'enfer terrestre, nous nous retrouvâmes à l'arrière d'une ambulance, lui assoupi sur la civière à cause de son traumatisme crânien et moi assise à coté des infirmiers.
Malheureusement après tout ce qui était déjà arrivé la journée n'était pas encore terminée. Je devait encore expliquer mon geste à mon père et ma famille et m'assurait qu'Edward tiendrait bien sa langue.